Grâce à l'information de Tamara, je viens juste d'apprendre
que notre cher Paul Auster présentera, ce soir à partir de 20 heures au Centre Pompidou à Paris, une conférence qui aura pour thème "2001 : l'attentat
du 11 septembre".
Si comme moi vous ne pouvez pas vous y rendre, malgré l'entrée libre, cette conférence sera diffusée en direct sur Internet. Pour toutes informations complémentaires, dirigez-vous sur le site du
centre de Georges Pompidou : ICI
Présentation
Peut-on ne pas écrire sur le 11 septembre lorsqu'on est un écrivain new yorkais et qu'on habite Brooklyn, face à l'emplacement des Twin Towers ? Cette
journée qui a changé la face du monde, et d'abord celle de l'Amérique, a-t-elle aussi changé l'approche que nous avons de la fiction ?
L'auteur de la Trilogie new-yorkaise et de L'Invention de la solitude a construit une œuvre radicalement singulière dans la
littérature américaine contemporaine, aux confins de la poésie et du roman policier, du vertige de l'identité et des hasards du récit, d'un Manhattan rêvé et d'un Brooklyn vécu – le quartier de
New York où il habite depuis l'adolescence, et auquel il a consacré notamment le film Brooklyn Boogie (écrit avec Wayne Wang) et son récent roman Brooklyn Follies. D'abord
nouvelliste et traducteur des avant-gardes françaises (de Mallarmé à Blanchot et Jacques Dupin), il est révélé en 1986 par son roman labyrinthique Cité de verre, avant que ne
s'enchaînent les succès mondiaux de Moon Palace,La Musique du hasard, Mr . Vertigo et La Nuit de l'oracle. Il a obtenu le Prix Médicis étranger en 1993 pour
Léviathan.
Bonne soirée !!
Par Florinette
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Publié dans : Actualité de PA
11
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Actes Sud, 1995, 144 pages
Traduit de l'américain par Pierre Furlan
En tant que fan de Paul Auster, j'étais curieuse de lire l'adaptation de son roman Cité de verre en BD. Malheureusement, c'est une déception qui m'attendait. Certes, les dessins permettent de donner une seconde lecture à l'oeuvre et le choix du noir et blanc était pour me séduire. Cependant, la nécessité de réduire le texte se fait aux dépens du style. Au début en particulier, les phrases me semblaient hachées, désagréables à lire. Il y a beaucoup de déperdition de sens et paradoxalement le retraitement imposé rajoute du sens à d'autres aspects (notamment la solitude de Quinn dans la ville). En revanche, certaines interprétations graphiques m'ont laissée perplexe et ne font à mon sens qu'amplifier le côté bizarre de l'univers de cette trilogie. Au contraire, j'ai été soulagée que le passage sur la biographie de Peter Stillman qui comprend notamment une revue de son oeuvre passablement illuminée soit escamoté par ce format ; dans la version originale ce passage m'a paru un peu long et pesant. Mais, globalement, je ne suis pas convaincue et je doute que la BD puisse donner envie de lire le roman.
J'ai bien ri en lisant le commentaire d'un lecteur ici : le lecteur qualifie la BD de roman graphique car il estime que le texte prédomine le dessin. Bref, tout l'inverse de moi :-) mais le lecteur en question n'a pas lu le roman et moi, je ne suis pas très BD (euphémisme...). En revanche, j'ai bien aimé son commentaire sur le graphisme, que je serais bien en peine de faire car, ne lisant pas de BD, je n'ai aucune culture en la matière.
Par Flo
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Publié dans : Bibliographie
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Commentaires