Le parcours de Cathe

Publié le par Flo / Florinette

Nous remercions vivement Cathe qui inaugure cette section !


1 ) J’ai découvert Paul Auster en 1990 à la sortie de « Moon Palace ». Je travaillais alors en bibliothèque (j’y travaille toujours d’ailleurs…) et je connaissais mal la littérature contemporaine. Sortant des études il y a quelques années déjà, je lisais surtout des « classiques » et quelques auteurs contemporains qui me tombaient sous la main, mais sans conviction ! Je ne me souviens pas exactement quel a été le déclic, peut-être un article dans un magazine littéraire. En tout cas je me suis achetée « Moon Palace » (pourquoi, alors que j’aurais pu l’emprunter à la bibliothèque ? ? ? Voilà une question toute austérienne…), le grand format rose, noir et gris, je m’y suis plongée et j’ai été séduite ! C’était vraiment le premier auteur contemporain qui me faisait cet effet (quelques autres depuis, heureusement…)



2 ) Une fois que j’ai lu « Moon Palace », j’ai cherché à retrouver cet univers bien particulier et je me suis rendue compte qu’il avait déjà publié « Cité de verre », « Revenants » et « La chambre dérobée » (ce qui formera « La trilogie new-yorkaise »). Ces courts romans m’ont parfois déconcertée (je ne saurai pas dire exactement pourquoi, c’est un peu loin maintenant..) mais m’ont intéressée. En revanche « Le voyage d’Anna Blume » m’a énormément marquée, à tel point que je n’ai pas encore osé le relire car j’ai peur d’être déçue et de ne pas retrouver cette délicieuse angoisse que j’avais ressenti en le découvrant. Ensuite j’ai lu « L’invention de la solitude » et j’en relis régulièrement des passages, puis les autres romans. En revanche j’ai été déçue par « Mr Vertigo » et je n’ai pas lu les deux ou trois suivants . Depuis « Le livre des illusions » en revanche, j’ai complètement renoué avec Auster.


3 ) Je dirais que c’est Moon Palace » qui m’a le plus marquée. Sans doute parce que c’est le premier que j’ai lu. Sans doute aussi parce qu’il a en germe toute l’atmosphère et tous les thèmes austériens. « Le voyage d’Anna Blume » ensuite. Et « L’invention de la solitude », mais qui est autobiographique. Je me rends compte que je ne cite que le début de son œuvre…


4 ) L’évolution de son œuvre…C’est difficile à dire. C’est vrai que je cite spontanément ses premières œuvres qui sont pour moi les plus importantes. Je pense qu’il y avait déjà en elles tout ce qu’on trouvera ensuite. L’errance. L’enquête qui se transforme en quête. Le hasard qui semble toujours tirer les ficelles. Les histoires en abîme. La descente aux « enfers » du héros. La magie qui émerge du quotidien. Les histoires elles-mêmes, car Auster est un vrai raconteur d’histoires. Je dirais que ses romans ne sont que des variations de ses premières œuvres, et ce n’est pas une critique ! (les Variations de Bach ou de Beethoven sont des chefs d’œuvres tout en étant des variations …)


5 ) Ce que je lui dirais ….. Ce que j’ai écrit plus haut. On a tellement lu d’articles sur lui que l’on sait à peu près tout sur lui, sa femme, sa fille, son quartier, etc…Je le ferais parler, je suis sûre que, comme tout le monde, il aime parler de lui ;-)


6 ) Comme beaucoup de lecteurs probablement, j’ai l’impression d’être très proche de son œuvre. Quand je commence un de ses romans, je me dis « Qu’est-ce qu’il va ME raconter ? Comment va-t-il encore ME surprendre ?». Parfois j’ai l’impression de voir la vie comme dans un roman austérien !



Pour un rappel des questions, voir
ici.
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Publié dans P.A. et moi

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